À la découverte du gui, cet étrange parasite végétal
Le gui, de son nom scientifique Vibuscum album, est souvent associé aux décorations des fêtes de fin d’année, mais derrière son allure festive se cache une réalité moins joyeuse. Cette plante, qui appartient à la famille des Loranthacées, est en effet un parasite qui s’attaque aux arbres. Originaire des forêts tempérées d’Europe, le gui se fixe sur les branches des arbres hôtes à l’aide d’un suçoir conique et peut atteindre jusqu’à un mètre de diamètre en quelques années.
Sans racines, le gui puise toute la nourriture nécessaire à sa croissance directement de l’arbre qui le supporte. Au début, cette interaction ne semble pas nocive, mais au fur et à mesure que le gui grandit, il envoie de multiples ramifications dans l’arbre, affaiblissant progressivement son hôte. Un arbre peut supporter la présence de quelques guis, mais une colonisation massive peut s’avérer fatale.
Quelles espèces d’arbres le gui préfère-t-il ?
Le gui n’est pas très sélectif en matière d’hôtes, mais certaines espèces d’arbres sont plus susceptibles d’être colonisées que d’autres. Voici une liste des principales cibles de cette plante parasitaire :
- Gui du sapin (Vibuscum album abietis) : Cette variété préfère les sapins blancs.
- Gui du pin (Vibuscum album pini) : Il se trouve principalement sur les pins sylvestres et les pins noirs, et plus rarement sur les épicéas.
- Gui des feuillus (Vibuscum album album) : Il colonise une large gamme d’arbres feuillus tels que les peupliers, pommiers, aubépines, sorbiers, tilleuls et, plus rarement, saules, érables, robiniers, charmes et bouleaux.
Comment se débarrasser efficacement du gui ?
Éliminer le gui est une tâche qui requiert de la précaution pour éviter de nuire davantage à l’arbre infesté. La méthode la plus courante consiste à couper la touffe de gui le plus près possible du bois de l’arbre hôte, en utilisant un sécateur, une serpe ou une serpette. Il est crucial de retirer le suçoir dans son intégralité pour empêcher la repousse du gui l’année suivante.
Après la coupe, il est recommandé de creuser l’écorce pour extraire complètement le suçoir. Si des fragments restent, le gui peut facilement repousser. Une autre technique consiste à brûler la zone affectée avec un chalumeau pour assurer que l’écorce reste saine. Cependant, l’utilisation de mastic pour cicatriser la plaie est controversée car elle peut piéger l’humidité et encourager le développement de maladies ou d’autres parasites.
Le gui est donc bien plus qu’un simple ornement de Noël. C’est un parasite robuste qui peut compromettre la santé de nombreux arbres. Connaître les méthodes pour le contrôler et les espèces d’arbres les plus vulnérables peut aider à préserver nos forêts et jardins de ses effets nocifs.
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Benoît Laroche est spécialiste jardin et écologie urbaine. Il partage ses connaissances sur les plantations, potagers, et la biodiversité de proximité. Son engagement pour un mode de vie durable est au cœur de ses articles dédiés aux amoureux du jardin et de la nature.



