Ut Pictura Poesis- Galerie Guido Romero Pierini, Paris

Ut Pictura Poesis- Galerie Guido Romero Pierini, Paris

Exposition collective Ut Pictura poesis à la Galerie Guido Romero Pierini, Paris avec les artistes Marion Bataillard, Marius Pons de Vincent, Maximilien Pellet.

Réouverture mardi 12 mai
Horaires 14h – 19 h

Maximilien Pellet, La Nouvelle Fondation. Faience sur bois, 200x140 cm
Maximilien Pellet, La Nouvelle Fondation. Faience sur bois, 200×140 cm

Extrait de l’entretien avec Maximilien Pellet

« J’aime que le relief devienne un effet en soi, qu’il forme un motif qui influe ou perturbe la narration à sa manière. Le motif participe lui-même au matériau et le matériau participe lui-même au motif. » Maximilien Pellet

Pour le passage de son diplôme à l’École des Arts décoratifs, Maximilien Pellet avoue avoir « cherché à représenter des effets picturaux avec un langage graphique limité, composé de couleurs primaires et de contours noirs, en sérigraphie. » Une ambivalence qui se retrouve dans sa production actuelle notamment dans les « fresques roulantes » réalisées sur des panneaux d’isolation, et pour lesquelles il mixe couleurs primaires et gestes propres à la production d’images comme le tracé de contours, avec les règles de composition propres à la peinture classique (lignes et points de forces, structuration par tiers…). […]

Marion Bataillard, Melancholia ou la rate au court-bouillon. Huile sur toile,170x240cm
Marion Bataillard, Melancholia ou la rate au court-bouillon. Huile sur toile,170x240cm

Extrait de l’entretien avec Marion Bataillard

Les peintures de Marion Bataillard abritent un équilibre difficile, alliant une part intime et une forme d’universalité. Chacune d’elles constitue « un monde » unifié et fini. Ses oeuvres nous peignent une cosmogonie telle que la raconte Hésiode dans Les Travaux et les jours, une mécanique industrieuse et enthousiaste qui tend à célébrer la vie, concourt à sans cesse la régénérer, et qui assume pleinement tout autant sa nécessité animale que sa sophistication dans la quête du plaisir. S’attarder devant une peinture de l’artiste revient à s’égarer dans une maison pompéienne, à être porté par un sentiment mystique et fusionnel d’une passion ou, paradoxalement, s’étonner à établir un lien avec les Essais sur les femmes de Schopenhauer. Il y a chez Marion Bataillard l’évocation d’un « sexe joyeux », ludique, plein d’appétit. Celui qui a enchanté les bacchanales, qui a éveillé la fureur du moine passionné ou la ferveur de l’érudit libertin, passé ou contemporain.

Ton registre porte essentiellement sur le portrait et même l’autoportrait. Est-ce une façon de te mettre en scène ?

Travailler l’autoportrait est venu initialement de contraintes assez triviales : cela ne nécessite pas de faire appel à des modèles, de prendre des rendez-vous. Avec un simple miroir, je peux tout expérimenter sans être parasitée par l’instauration d’un rapport à l’autre. Puis ce travail sur l’autoportrait est devenu un jeu en soi, auquel je reviens régulièrement et qui prend effectivement, de plus en plus, des allures de mise en scène. […]

Marius Pons de Vincent, Marines aux crayons. Huile sous verre, 80x60 cm
Marius Pons de Vincent, Marines aux crayons. Huile sous verre, 80×60 cm

Marius Pons de Vincent
travaille la peinture sous verre, qui devient le sujet de différents motifs qu’il décline : le vol, les figures grotesques…
En parallèle, il expérimente les chutes de tissus sur lesquelles il prend pour motif, comme une mise en abyme, le support même de son oeuvre : le chiffon.

Galerie Guido Romero Pierini
21 rue Chapon, 75003 Paris