Street Trash : l’effet spécial de la sculpture – 13/03 au 10/05 – La Friche la Belle de Mai, Marseille

Street Trash : l’effet spécial de la sculpture – 13/03 au 10/05 – La Friche la Belle de Mai, Marseille

Exposition Street Trash : l’effet spécial de la sculpture du 13 mars au 10 mai 2020 à la Friche la Belle de Mai de Marseille.

Vernissage le 13 mars 2020 de 18h à 21h

Avec les artistes Sylvie Auvray, Alexandre Bavard, Michel Blazy, Mathis Collins, Johan Creten, Mimosa Echard, Daniel Firman, Julien Goniche, Michel Gouéry, Amandine Guruceaga, Agata Ingarden, John Isaacs, Renaud Jerez, Jed Kirby, Hugo L’ahelec, Arnaud Labelle-Rojoux, Estrid Lutz, Anita Molinero, Elsa Sahal, Maxime Sanchez, Ugo Schiavi, Jim Shaw, Anne Wenzel.

Cette exposition réunit des oeuvres et des artistes ayant un univers commun avec le film Street Trash et plus largement avec le grotesque, le post-apocalyptique, la culture gore, la récupération, les rebuts, les lieux abandonnés et délaissés… En effet, l’imaginaire que constituent ces éléments est depuis toujours une source inépuisable d’inspiration et de fantasme pour la création plastique. 

Street trash est un film culte américain « burlesquo-gore » de série B, réalisé par Jim Muro, sorti en 1987. Le scénario se déroule en banlieue New-Yorkaise où se confrontent une communauté de parias vivant dans une casse automobile face à des mafieux, un justicier pas très habile et des commerçants sans vergognes. Ce groupe d’individus affreux, sales et méchants sont touchés par un fléau : le Viper, une gnole frelatée très convoitée qui décape de l’intérieur et transforme celui qui la boit en ramassis de matière organique multicolore et dégoulinante. Plusieurs éléments marquants dans le film nourrissent le projet d’exposition : Le contexte global aux accents postapolyptique, où vivent les exclus d’une société en crise, dans une atmosphère sale et polluée entre aujourd’hui en résonance avec les théories liées à l’Anthropocène. Préoccupation que l’on retrouve au centre de beaucoup des pratiques des artistes présentés ici. L’esthétique du décor de champ de ruines automobile où ses habitants y ont bâti non sans créativité un bidonville agrémenté d’un trône et autres accessoires macabres en agrégat offre une source inépuisable de matériaux pauvres que l’on retrouve employés dans le champs de la sculpture. Les effets spéciaux des corps en métamorphose qui, contrairement aux autres films gores, apportent ici une
touche légère voire absurde au genre. En effet, le sang y à été remplacé (pour échapper à la censure) par différents fluides colorés ce qui provoque de vrais feux d’artifice organiques et des geysers de latex multicolore. Cette jovialité brutale se rapproche de certaines pratiques artistiques qui n’hésitent pas s’approprier les techniques des effets spéciaux artisanaux et DIY. Marseille, si l’on fait le parallèle, est comme certaines banlieues de New York des années 80, une ville où les déchets, la pollution et la pauvreté offriraient un décor idéal pour un film tel que Street Trash. Ce contexte singulier inspire depuis longtemps et a par ailleurs fait émerger des artistes Marseillais comme César, Richard Baquié ou Anita Molinero… L’exposition a pour but de rassembler dans une scénographie sombre et inquiétante des oeuvres d’artistes contemporains qui, par leurs formes, leurs matériaux et leur esthétique partagent cette fascination jouissive pour ce qui fait peur, répugne ou traumatise mais qui pourtant subliment les matières pauvres et délaissées.

La Fiche Belle de Mai fait partie du réseau Marseille expos

La Friche Belle de Mai
4ème étage de la Tour Panorama
41 rue Jobin 13003 Marseille
Du mercredi au vendredi de 14h à 19h
Samedi et dimanche de 13h à 19h
Fermeture tous les lundis et mardis
TARIFS DES EXPOSITIONS 5€ plein tarif / 3€ réduit