Resilience, an aptitude – 07/03 au 11/04 – Irène Laub Gallery, Bruxelles

Resilience, an aptitude – 07/03 au 11/04 – Irène Laub Gallery, Bruxelles

Exposition collective Resilience, an aptitude curatée by Cécile Bourne-Farrell avec Iván Argote, Younes Baba-Ali, Shiraz Bayjoo, Eirene Efstathiou, Michèle Magema, Corinne Silva, Yonamine jusqu’au 11 avril 2020 à Irène Laub Gallery, Bruxelles.

Vernissage samedi 07 mars de 14h à 18h

Il ne se passe pas une journée sans observer la capacité de résilience de l’être humain face à l’injustice, aux changements climatiques ou aux migrations. La résilience est ce qui nous permet d’aller au-delà de nous-mêmes, de croire en nous et d’aller au-delà du convenu, du beau et du bien.

Appliquée à tout endroit ou situation, la résilience est cette capacité à faire face, à absorber perturbations et contraintes du quotidien, dans les micro et méga événements de la vie. Les êtres humains doivent constamment s’adapter et composer avec ces perturbations pour arriver à gérer leurs vies tant bien que mal, dans un fascinant processus de reconstruction.

Les artistes participent à ces conversions et les anticipent souvent en proposant des regards différents qui nous permettent de réfléchir, de modifier et parfois aussi de changer. Les artistes ont cette capacité à regarder différemment leurs contemporains et le désespoir avec lequel certains êtres humains passent leur vie à se battre, à traverser les continents et les mers, ou à se reconstruire face à la perte et au besoin de vivre.

Ce projet d’exposition parle de la capacité de résilience inscrite au plus profond de chaque être humain qui permet à chacun de vivre l’instant présent, de le dépasser, autant que de le partager. Il existe d’innombrables façons d’être résilient et chacun des sept artistes choisis dans cette proposition développe sa propre façon de transmettre son aptitude à être résilient.

Iván Argote nous invite à marcher sur les mots et Corinne Silva propose d’observer les impacts de balles dans l’écorce des arbres à Sarajevo, tandis qu’Eirene Efstathiou dessine la façon dont les insurgés se cachaient pendant la guerre civile grecque. Michèle Magema met en œuvre des stratégies visuelles visant à contrer les dommages de la période coloniale au Congo et Shiraz Bayjoo montre des endroits hantés de l’Ile Maurice. Plus que jamais présent, le capitalisme sauvage usurpe les ressources naturelles autant qu’il impose ses propres valeurs. Pour résister à l’aliénation que traversent les pays postcoloniaux, Younes BabaAli et Yonamine optent pour une stratégie poétique.

Cécile Bourne-Farrell

Irène Laub Gallery
Rue Van Eyck 29 1050, Brussels, Belgium
+32 2 647 55 16