16/11▷10/12 – BIENNALE DE L’IMAGE TANGIBLE – PLATEFORME PARIS

16/11▷10/12 – BIENNALE DE L’IMAGE TANGIBLE – PLATEFORME PARIS

Exposition collective à l’occasion de la Biennale de l’image tangible du 16 novembre au 10 décembre à Plateforme, Paris.

Avec les artistes Edouard Burgeat, Claire Jolin, Clarisse Tranchard, Mélody Seiwert, Janaina Wagner

Vernissage le 16 Novembre à 18h
Présentation du hors-série Autour de l’image de la revue Point contemporain

La Biennale de l’Image Tangible est un festival qui explore des pratiques qui tendent à s’émanciper d’un usage classique de la photographie. Que ce soit par le support, la technique ou la forme, la Biennale désire faire découvrir de nouveaux langages à la limite de ce médium.

 

Edouard BURGEAT
Né en 1988 à Paris.Vit et travaille à Paris.
Edouard Burgeat a une pratique diversifiée à travers laquelle il explore la mémoire, collective et individuelle, ainsi que l’Histoire et ses paradoxes en abordant des sujets aussi divers que variés.

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Edouard Burgeat, Série L’Inde en quelques pierres, photo-transferts sur marbre, dimensions variables

 

Ces pièces entre photographie et sculpture sont réalisées avec des morceaux de marbre brisés, collectés en Inde. Ils proviennent d’un bidonville où vivent des travailleurs et leurs familles durant la construction de nouveaux immeubles pour des personnes plus fortunés. Le matériel utilisé est le marbre restant du chantier, les chutes et le surplus non utilisés, sur lequel les photographies analogiques de l’artiste sont transférées manuellement. Les photographies elles-mêmes sont des images des personnes vivant dans ces bidonvilles, de leurs familles et de leurs habitudes, mettant en évidence les humbles âmes sur ce matériel précieux qu’ils travaillent puis délaissent chaque jour sans en mesurer la valeur. Un hommage a ces hommes et femmes nomades immortalisés dans la pierre.

 

Claire JOLIN 
Née en 1963 à Metz. Vit et travaille à Metz.
A étudié l’art en Norvège puis en France aux Beaux-Arts de Metz.
Pratique une photographie expérimentale en créant des images oniriques où elle mélange objets, clichés papier, photocopies… Le grain de l’argentique, la double exposition, le jeu sur la matérialité finale de l’image brouillent les pistes du temps et du médium. 

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Claire Jolin, Fensch, Grande Pyramide, tirage jet d’encre sur papier mat, 175 x 160 x 35 cm

 

« Fensch » est une petite vallée sidérurgique de Lorraine, ma région de naissance où je vis et travaille encore aujourd’hui. C’est l’endroit que j’ai choisi pour réfléchir sur les mécanismes de construction de l’imaginaire collectif, ces images que nous forgeons et que nous nous transmettons pour affronter le monde. Pour montrer ce mécanisme, je crée des dispositifs qui activent plusieurs modes de perception et incitent le regardeur expérimenter sa propre construction mentale. J’explore la plasticité et la bidimensionnalité des images tout en gardant la simplicité des matériaux et des formes. Je donne de la chair aux images issues d’une pensée immatérielle, la mémoire. L’œil déstabilisé plonge dans une photographie sans début ni fin. La lourde sculpture rappelle la puissance tellurique de la sidérurgie.

 

Clarisse TRANCHARD
Née en 1966 à Sainte-Adresse. Vit et travaille à Aubervillers.
La recherche de ce qu’est « être dans le monde » se trouve au cœur de sa démarche artistique. Son travail explore ainsi des endroits de colère et d’impuissance, et regarde les problématiques soulevées par le monde qui nous entoure.

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Clarisse Tranchard, Bucarest, photographie, bois, néon, 106 x 87 x 30 cm

 

Bucarest reflète un univers mélancolique, tragique. C’est une ville où les marqueurs d’une période festive sont absents. Les gens sont écrasés par la misère et une absence totale de repères ; leur identité disparue, ils ne sont plus que les fantômes d’eux-mêmes. Posée au milieu d’une place centrale, entourée par Coca Cola, H&M et Adidas, il y a cette fontaine, parée des atours de Noël qui jamais ne s’allumeront. Je décide de la réinvestir de ses lumières de fêtes. Le tirage photographique est monté sur un boitier, percé de leds, qui viennent se positionner et éclairer les guirlandes restées éteintes. Mais ce n’est qu’une image. Et l’image que j’ai vu de Bucarest est celle d’une ville en ruine – c’est aussi la première fois que je suis confrontée aux restes d’une guerre contemporaine.

 

Melody SEIWERT 
Née en 1960. Vit et travaille à Strasbourg.

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Melody Seiwert, Série De l’infime à l’infini, du végétal au cosmos, tirage jet d’encre pigmentaire, contre- collage  sur Dibond, 60 x90 cm

 

Dans la cohérence de ma trajectoire de recherche, scrutant le visible, j’ explore à présent le micro monde végétal et ses phénomènes de putrescence infinis. Je crée des   » négatifs végétaux »  à partir de matière d’origine florale déposée entre deux plaques de verre. Avec le temps, une nouvelle vie surgit et ces micro-organismes deviennent ainsi les principaux acteurs d’une image organique en train de se faire.  Dans un processus de perpétuelle mutation, ils décomposent les formes et suggèrent des couleurs qui se mêlent au secret d’une danse. Energie vibrante  en constante expansion tout comme l’univers, elle nous rappelle l’organisation fabuleuse de  la matière de la galaxie à la cellule vivante. J’entrevois dans mon jardin, le secret du vivant… images « macrocosmiques »  de tout ce qui se répond dans l’univers, en miroir dans l’infiniment petit. Je découvre un ordre cosmique, une trajectoire des particules qui semble rejoindre celle des galaxies, comme si la fleur contenait tout le cosmos.

 

Janaina WAGNER
Née en 1989 à São Paulo. Vit et travaille à Tourcoing et São Paulo.
Le point conceptuel du travail de Janaina sont les relations de limite, de contrôle et de contention que le genre homme établit avec le monde.

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Janaina Wagner, Werewolf (Loup Garou), Vidéo.

Janaina Wagner a consacré sa résidence au Belo Horizonte (à Minas Gerais, au Brésil) à la recherche de la figure du Werewolf. À travers la maxime « l’homme est un loup pour l’homme », l’artiste dépeint le territoire minier en un paysage sculpté par les outils de l’Homme – une ruine du sol aux allures post-apocalyptiques, un scénario tropique conçu pour la production d’un prétendu progrès, un développement. « J’ai imaginé le Werewolf comme un amalgame fusionnant dans une seule image l’Humain et l’Animal. Il fonctionne comme une passerelle pour questionner les processus de domination dans l’histoire des civilisations. Je le perçois comme un être hybride, vivant dans les espaces intercalaires et assurant la transition entre la réalité et l’invention, le mensonge et la vérité, les histoires et l’Histoire (avec un grand H) »

 


PLATEFORME

73, rue des Haies 75020 Paris, France 
Du mercredi au dimanche de 14h30 à 19h30

 

Métros : Avron, Maraîchers, Buzenval
Tel : 09 54 92 23 35
E-mail : info@plateforme-paris.com



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