19/10▷23/11 – PAULINE BASTARD – GRAVÉ DANS LA ROBE – GALERIE EVA HOBER PARIS

19/10▷23/11 – PAULINE BASTARD – GRAVÉ DANS LA ROBE – GALERIE EVA HOBER PARIS

Exposition personnelle Gravé dans la robe de Pauline Bastard du 19 octobre au 23 novembre à la Galerie Eva Hober, Paris.

Vernissage 18 octobre de 19h à 21h à l’occasion de la Nocturne des Galeries

La proposition de Pauline Bastard est structurée autour du projet Agones (qui signifie « les jeux » en grec), réalisé en 2018 à Athènes. Le film et les objets qui composent ce projet sont issus d’un processus de réinterprétation de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques d’Athènes 2004. Pour cela, Pauline Bastard a réuni une équipe avec laquelle elle a recréé le spectacle dans les infrastructures olympiques laissées à l’abandon depuis 14 ans. Des cariatides, un centaure, un ange, Athéna, Éros… Les participants costumés préparent ensemble la représentation et travaillent leurs personnages, leurs attitudes.
Le projet nous amène dans différents espaces dans lesquels l’étrange communauté de figures fantomatiques se questionne sur le récit du spectacle. Dans quel ordre arrivaient les personnages ? Éros était-il bleu ? Apollon avait-t-il des ailes ? Les participants semblent reconstituer un souvenir très lointain. La cérémonie elle-même s’inspirait de représentations de personnages antiques, de fresques, de statues. Les participants tentent ainsi de reproduire et d’identifier les protagonistes et les enjeux de l’événement passé.
 
Les projets de Pauline Bastard imitent, rejouent. Elle démonte et remonte les récits pour les comprendre et laisser voir leurs étrangetés. En 2013, elle achète une maison pour la répandre dans la nature, Les États de la Matière. Elle crée ensuite Alex (2015), un personnage fictif qu’elle tente d’insérer dans la société. Depuis 2017, elle passe des vacances tous les ans avec une famille totalement composée dans le cadre du projet Construire les liens familiaux. Avec Agones, c’est le récit historique et mythologique qui est questionné. En tentant de recréer la cérémonie, la petite communauté du stade s’en prend au grand récit, mais avec ses moyens ; en entrant dans ces stades vides, elle s’empare d’un espace commun abandonné.

Visuel : image extraite d’Agones, vidéo, Athènes 2018

Galerie Eva Hober
156 Boulevard Haussmann, 75008 Paris



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