Mathieu Arfouillaud x Lucas Schiesser – 02 au 27/06 – Galerie Tracanelli Grenoble

Mathieu Arfouillaud x Lucas Schiesser – 02 au 27/06 –  Galerie Tracanelli Grenoble

Exposition Mathieu Arfouillaud x Lucas Schiesser du 02 au 27 juin 2020 à la Galerie Tracanelli Grenoble.

Mathieu Arfouillaud propose un dialogue avec l’histoire de l’art, enréfléchissant à ce que pouvait être, au XXIème siècle, « une fenêtre sur le monde », cette question prenant racine dans la conception de la peinture d’Alberti. Il sublime ces paysages du quotidien, ces bas-côtés que l’on traverse et que l’on oublie.

L’oeuvre de Mathieu Arfouillaud est une voie rapide vers ces espaces ambigus, ces faux-semblants urbains. Il met en place une poésie contemporaine qui dérange autant qu’elle plaît et rend visible une simulation : celle du naturel aux abords de nos villes et dans notre monde. Dans ses paysages il y a des bugs, quelque chose qui cloche et des réglages à faire. 

Ces toiles carrées ne sont pas sans rappeler le moyen format photographique et la composition avec ces lignes de force, qui se voient soulignées par celui-ci. Les oeuvres s’inscrivent dans la tradition des paysages français du XIXème siècle, tout en étant bousculées par ce vocabulaire télévisuel et médiatique, si cher au Post-internet.

Ces oeuvres nous amènent à une étrangeté qui se caractérise par leurs titres même. Certaines lettres du mot « paysage » sont remplacées par d’autres signes proches visuellement :

« 4 » au lieu de « A « et « + » au lieu de « e ». 

Le signifiant est dégradé. Tout comme le signifié qui est ramené à son état de modalité formelle : les paysages sont équivalents aux aplats unis et aux autres tâches de couleurs. 

Mathieu Arfouillaud_Galerie Tracanelli Grenoble
Mathieu Arfouillaud, « pays4g+s # 2« 
Acrylique et résine Epoxy sur toile, 100 x 120 cm

Pour Lucas Schiesser l’exploration du monde et sa compréhension se fait par des prélèvements et  des reproductions  . Il propose ses pièces comme des citations et des hommages aux artistes du Nouveau réalisme, au Pop art et au M inimalisme. 

Il interroge le changement de statut d’un objet usuel et le processus qui l’amène vers le champ de l’art. Ce décalage se produit le plus souvent avec l’annulation de la fonction première de l’objet qui n’est alors plus que réduit à sa valeur esthétique et formelle.

Sa pratique entretient un lien important avec des pièces iconiques du XXeme et XXIeme siècle. Le plâtre, l’acier, la résine et le néon sont également des médiums de son époque qui produisent un lien séduisant entre la forme et la matière.

Le travail de Lucas Schiesser se présente comme des fossiles contemporains ou une quête industrielle poétique.

Lucas Schiesser_Galerie Tracanelli Grenoble
Luca Schiesser, « 3,38 NE »
Néon, résine époxy, plâtre et ciment, 130 x 50 x 44 cm

Galerie Tracanelli
13 Rue Beyle Stendhal 38000 Grenoble
Du lundi au samedi de 14h à 20h – Le matin sur RDV
06 85 99 09 79