16/02▷13/05 – MASSINISSA SELMANI – CE QUI COULE N’A PAS DE FIN – PALAIS DE TOKYO

16/02▷13/05 – MASSINISSA SELMANI – CE QUI COULE N’A PAS DE FIN – PALAIS DE TOKYO

Exposition personnelle Ce qui coule n’a pas de fin de Massinissa Selmani Lauréat du Prix SAM 2016 au Palais de Tokyo du 16 février au 13 mai.

Massinissa Selmani, lauréat du Prix SAM pour l’art contemporain 2016, exposera au Palais de Tokyo du 16 février au 13 mai 2018, sous le commissariat de Yoann Gourmel. L’exposition sera consacrée au travail que l’artiste a pu réaliser grâce à SAM ART Projects lors de séjours en Algérie et en Nouvelle-Calédonie en 2017, sur les traces de Louise Michel, figure légendaire de l’anarchisme au XIXe siècle. Une monographie sera également publiée pour accompagner l’exposition.

Massinissa Selmani poursuit dans ce projet un travail d’expérimentation autour du dessin, mêlant une approche documentaire à des constructions fictionnelles, prenant pour points de départ l’histoire politique et sociale. Par la confrontation, la juxtaposition voire la superposition d’éléments réels dont le contexte est systématiquement occulté, Massinissa Selmani crée des scènes énigmatiques et ambiguës témoignant de l’absurdité des comportements humains ou de l’architecture comme instrument de pouvoir.

C’est ce travail d’expérimentation qui sera présenté dans le cadre de son exposition personnelle au Palais de Tokyo sous le titre Ce qui coule n’a pas de fin.

Pour son exposition au Palais de Tokyo, Massinissa Selmani s’est rendu sur les traces de Louise Michel en Algérie et en Nouvelle-Calédonie, où cette figure légendaire de l’anarchisme fut déportée de 1872 à 1880, après la défaite de la Commune de Paris. Elle y côtoya non seulement les Canaques, dont elle soutint la révolte, mais également des Algériens qui y avaient été envoyés au bagne après les insurrections de mars 1871 en Kabylie. De cette rencontre, Louise Michel noua des amitiés avec les Algériens déportés et leur promit de leur rendre visite. Entre octobre et décembre 1904, quelques mois seulement avant sa mort, elle entreprit ce voyage en Algérie où elle donna de nombreuses conférences dénonçant les religions, le militarisme et la violence coloniale.

« J’ai découvert l’existence des conférences de Louise Michel par hasard dans la presse. J’ai décidé d’entreprendre un travail de recherche allant de l’origine de sa rencontre avec les Algériens en Nouvelle-Calédonie jusqu’à son périple en Algérie, et de retrouver les lieux des conférences ainsi que leur contenu. L’enjeu est de me plonger dans une partie de l’histoire commune entre l’Algérie, la Nouvelle-Calédonie et la France en résonance avec l’actualité récente. » Massinissa Selmani

 Visuel de présentation : Massinissa Selmani, L’Horizon était là, Graphite et mines couleur sur papier et papier calque 79 x 105 cm, 2016. © Collection Evelyne Deret. Courtesy l’artiste et la galerie Anne-Sarah Benichou, Paris.

Palais de Tokyo
13 Avenue du Président Wilson, 75116 Paris
www.palaisdetokyo.com

 

 



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