29/01 AU 30/03 – LOUIS GRANET – PEINTURE SOUS PRESSION – TOURS SOCIÉTÉ GÉNÉRALE LA DÉFENSE PARIS

29/01 AU 30/03 – LOUIS GRANET – PEINTURE SOUS PRESSION – TOURS SOCIÉTÉ GÉNÉRALE LA DÉFENSE PARIS

Exposition personnelle Peinture sous pression de Louis Granet sous le commissariat de Judicaël Lavrador du 29 janvier au 30 mars aux Tours Société Générale,  La Défense Paris.

Vernissage le 29 janvier à partir de 17h sur réservation

Visite sur simple réservation : visites@collectionsocietegenerale.com

 

Il y a beaucoup de choses dans les toiles de Louis Granet. Y compris des personnages chosifiés. A moins qu’il ne s’agisse, dans ces corps et ces figures molletonnés, duveteux, rabougris qui s’avachissent au milieu d’un fatras de colifichets et de déchets, sans cesser de rester droites et dignes sur les paquets de céréales qu’elles tentent d’égayer, de choses personnifiées. Voilà de quel bois sont les créatures dépeintes, un bois en demi-teinte, à la fois vivace et inerte : des petits bonshommes, des peluches, des Captain Crush à l’énergie inaltérable, aux habits éclatants, à la silhouette attendrissante mais à la présence quelconque. Dans les tableaux de Louis Granet, ces effigies d’ordinaire aguichantes deviennent en partie des choses parmi d’autres. On ne dit pas qu’elles n’ont pas gardé là trace de leur trempe ostentatoire. On dit qu’elles sont prises dans une nasse qui les étrique et les rend plus étiques. Elle se serre dans un espace (les limites de la toile) qui est rempli à ras bord de choses et d’autres. Qu’il est temps de qualifier et, autant que possible, de nommer. Ce qui n’est pas simple tant Louis Granet écrase ses sujets. On reconnaîtra peut-être ici une canette de Red Bull (où il est donc encore question d’énergie, de sa perte ou de sa recharge), des fleurs (flétries… ou c’est tout comme), des sacs plastiques, des étiquettes (où les mots imprimés semblent flotter, ivres, plutôt que de faire sens) et puis de la nourriture, des plats japonais (des ramens en nombre), des chips, des céréales donc (l’emballage du moins)… des mets assez peu présentables, tant ils s’affaissent sur eux-mêmes. Eux non plus ne tiennent pas tout à fait droit. Eux aussi semblent écraser, sous leur propre poids. La peinture de Louis Granet est celle de la surcharge (pondérale, chromatique, quantitative, calorique). Judicaël Lavrador

 

Né en 1991, Louis Granet vit et travaille à Paris. Il est diplômé de l’École européenne supérieure de l’image d’Angoulême (2011) et des Arts Décoratifs de Strasbourg (2014).
Il fonde sa pratique artistique sur les liens entre bande dessinée et peinture. L’artiste développe les techniques et les codes appris des « comics » pour les appliquer sur plusieurs supports. Signes, lignes et formes représentent le point de départ de sa recherche esthétique. La réappropriation d’images et leur superposition tendent à désorienter le public : le spectateur est confronté à la fois à des formes abstraites ainsi qu’à des images figuratives et physiques. 
Néanmoins, la recherche picturale de Louis Granet, brouillée et partialement explicite, laisse une place importante à l’imagination de l’observateur. 
Les diverses formes et matériaux employés, ainsi que les différentes perspectives, créent sur la surface des tableaux des compositions en plusieurs strates qui suggèrent des clés de lecture multiples.

 

Tours Société Générale
17 cours Valmy, Paris La Défense

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