27/10▷08/12 – LAURENT MONTARON – TÉLÉ-VISION – GALERIE ANNE-SARAH BÉNICHOU PARIS

27/10▷08/12 – LAURENT MONTARON – TÉLÉ-VISION – GALERIE ANNE-SARAH BÉNICHOU PARIS

Exposition personnelle Télé-vision de Laurent Montaron du 27 octobre 2018 au 15 décembre à la Galerie Anne-Sarah Bénichou, Paris.

Vernissage le 27 octobre 2018

Pour sa première exposition personnelle à la galerie Anne-Sarah Bénichou, Laurent Montaron présente un corpus d’œuvres, pour la plupart réalisées en 2018, autour des problématiques qui sont au cœur de sa réflexion : le regard, le statut de l’image et de la photographie.

« Yeux clos ou bandés, images éclipsées, miroirs biaisés : une force oblique pousse Laurent Montaron à faire dévier les perspectives, à dérober au regard l’objet de la vision. L’artiste s’arrange en effet pour que ce que nous voyions ne coïncide jamais tout à fait avec ce qui est. Manière pour lui de rappeler que ni l’œil, ni l’objectif ne sont des instruments neutres, malgré la transparence qui les caractérise. Certes, l’immatérialité associée au verre l’innocente. Plate, distante, invisible : la vitre fait mine de s’effacer devant les spectacles qu’elle encadre. Tiré d’un fragment d’Héraclite, le titre How can one hide from that which never sets ? suggère pourtant que l’on ne peut échapper aux conditions qui déterminent l’expérience. « Qui se cachera du feu qui ne se couche jamais ? », « Comment pourrait-on se cacher de ce qui ne se couche jamais ? », « Comment pourrait-on échapper à l’attention de ce qui ne décline jamais ? », les traductions du seizième fragment varient. Toujours cependant elles impliquent une emprise sans échappatoire. Celle, pour Laurent Montaron, d’une expérience dont la configuration nous échappe, en même temps qu’elle nous détermine. » Extrait du texte d’Hélène Meisel rédigé à l’occasion de l’exposition 

 

Laurent Montaron_Compass experiment table_Galerie Anne-Sarah Bénichou_Paris
Laurent Montaron, Compass experiment table, 2018, Acier, verre, miroir, vis en inox 20/4, peinture grise Ral 7035, boussole, 121 x 82 x 67 cm

 

Compass experiment table réplique la table ayant servi à la réalisation d’une série d’expériences menées à l’institut de recherche de Stanford en Californie pendant cinq semaines en 1972 avec Uri Geller. Personnage médiatique et controversé, habitué des plateaux de télévision dans les années 1980-90, et considéré par ses détracteurs comme un simple prestidigitateur, il s’est livré à plusieurs reprises à des expériences de télékinésie filmées ou retransmises à la télévision.
Avec le développement de l’information et la retransmission en direct, la perspective d’un progrès technologique qui permettrait d’abolir le temps et les distances est devenu un principe familier. Les expériences radio- ou télé-diffusées de Geller tentaient de dépasser le principe d’une communication unilatérale pour rendre au receveur sa part active d’interlocuteur. Ces expériences de communication au travers des ondes étaient un révélateur de la part manquante d’une réciprocité révolue avec un interlocuteur devenu uniquement spectateur.
Lors de l’expérience dite de la boussole, Geller devait réussir à déplacer l’aiguille magnétisée d’une boussole placée sur une table. Sous celle-ci, un miroir permettait d’isoler chaque angle de vue pour la caméra qui documentait l’expérience. Uri Geller ne devait toucher ni la boussole ni la table. Après plusieurs essais infructueux, il put déplacer l’aiguille de quelques degrés à trois reprises, lentement et avec difficulté. Il suggéra ensuite une autre tentative en demandant aux personnes présentes de former un cercle autour de lui et cette fois le mouvement de l’aiguille augmenta perceptiblement.

Visuel de présentation : Laurent Montaron, Télé-vision #3 et #2, 2018
Série “Télé-vision” Photographie couleur 80 x 63 cm
Encadrement : 83,5 x 66,5 cm Edition de 1 ex + 1 AP

Galerie Anne-Sarah Bénichou
45 rue Chapon 75003 Paris
-T. +33 (0)1 44 93 91 48
galerie@annesarahbenichou.com

 



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