Fragments d’un Paradis – 16/01 au 28/03 – Galerie Camera Obscura, Paris

Fragments d’un Paradis – 16/01 au 28/03 – Galerie Camera Obscura, Paris

Exposition collective Fragments d’un Paradis à la Galerie Camera Obscura, Paris du 16 janvier au 28 mars 2020 avec les artistes Kristoffer Albrecht, Takashi Arai, Denis Brihat, Denis Dailleux, Bernard Descamps, Eric Dessert, Jeffrey Conley, Michael Kenna, Sarah Moon, Josef Nadj, Bernard Plossu, Pentti Sammallahti, Jean-François Spricigo, Patrick Taberna, Masao Yamamoto.

Vernissage le jeudi 16 janvier à 17 h

La nature a toujours été une source d’inspiration pour les artistes. Sous le titre “Fragments d’un paradis” (emprunté à Jean Giono), nous avons voulu rassembler divers travaux de photographes qui la célèbrent chacun à leur manière.
Elle est centrale dans le travail de plusieurs photographes de la galerie (Kenna, Spricigo, Brihat, Jungjin Lee…) et elle est très présente chez un certain nombre d’autres (Sammallahti, Albrecht, Dailleux, Descamps, Plossu, Yamamoto…). Le choix des possibles était donc riche pour cette exposition. L’actualité éditoriale nous a fourni une première base avec la parution de deux livres parfaitement accordés au thème : Natura, de Bernard Descamps (Filigranes) et Des Oiseaux, de Michael Kenna (Xavier Barral). Nous souhaitions également montrer pour la première fois à la galerie le travail de Jeffrey Conley qui révèle dans de somptueux tirages au platine la magie de paysages semblant plus appartenir au rêve qu’au monde matériel (livre Reverence, paru en 2018 chez Nazraeli Press). La suite s’est construite par affinités autant que par surprises.

Vue depuis le cabinet de toilette de Claude Monet-Giverny_2011_courtesy Bernard Plossu_galerie Camera Obscura
Bernard Plossu, Vue depuis le cabinet de toilette de Claude Monet, Giverny, 2011

Nous devons considérer la nature pour ce qu’elle est : notre origine, et par conséquent la mesure à laquelle accorder nos existences. Faute de quoi, de ces fragments d’un paradis répandus sur la terre, ne resteraient bientôt plus que des lambeaux, et le souvenir amer de notre inconséquence.
Henry David Thoreau, arpenteur et écrivain, chantre d’une vie frugale et proche de la nature, nous mettait déjà en garde il y a plus d’un siècle et demi sur la nécessité de la préserver et de nous considérer comme ses hôtes passagers : “…A qui appartient le domaine sur lequel nous vivons ? Pour ma part je l’aime bien, avec ses pommes sauvages et ses paysages ; mais je ne serais pas surpris que le propriétaire lance bientôt son chien sur moi.”

Venus en transit-6 juin 2012_Courtesy Takashi Arai_galerie Camera Obscura
Takashi Arai, Venus en transit, 6 juin 2012

Visuel de présention : Michael Kenna Wanaka Lake Tree, Study 2, Otago, New Zealand, 2013

Galerie Camera Obscura
268 Boulevard Raspail 75014 Paris