Re-création

Re-création

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Re-création avec Frédéric Coché, Laurent Fievet, Soo-Kyoung Lee, Corentin Lespagnol, Alexandra Sá.

Frédéric Coché, Judith et Holopherne, La traversée de la mer rouge, 2021

‘Je l’ai déjà dit et écrit, la peinture, l’image en général, pour moi, est une re-création. Dans le sens ou pour faire une image, il faut en avoir vu, et avoir envie de refaire, de la rejouer. Sentir passer à travers soi cette image pour la restituer au monde, pleine de ce jus intérieur qui nous la rend plus juste et plus pertinente à nos yeux. Il y a quelque chose de similaire avec l’enfant qui joue, qui re-joue, au gendarme et au voleur, au loup, au papa et à la maman…    Pour les deux peintures Judith et Holopherne et La traversée de la mer rouge, je vous laisse approcher le mot jouer à la longue chaîne de peintures auxquelles ces titres se réfèrent.’

Laurent Fiévet recrée, comme Frédéric Coché, ses vidéos à partir d’œuvres existantes : Il s’empare du matériau filmique -image et son- puisé parmi de grands classiques du cinéma, qu’il remonte et montre souvent associé à des peintures emblématiques : Comme ici, pour La vidéo Jeune fille au luth, combinant un fragment de Théorème (de Pasolini) avec deux versions d’un tableau du Caravage.

La vidéo Jeune fille au luth fait partie d’un ensemble de trois montages de la série Teorema fonctionnant sur le principe du diptyque. Dans chacune des œuvres, un bref fragment de Théorème, monté en allers et retours, est utilisé comme une trame narrative sur laquelle défilent, par jeux de transparence, les mêmes détails de deux variantes d’un même tableau du Caravage et plus précisément, les versions du Joueur de Luth du Metropolitan Museum et de l’Ermitage pour Jeune fille au luth. La symétrie construite entre les deux volets des diptyques permet de mettre en évidence les variations, parfois subtiles, distinguant les deux toiles. Elle marque surtout leur propension à résonner différemment dans les liens construits avec les plans du film pour filer la métaphore musicale proposée dans Jeune fille au luth […]

Dans chacun des trois montages, la référence à l’œuvre du Caravage est associée à d’autres évocations. Ainsi, Jeune fille au luth introduit dans le dialogue proposé entre cinéma et peinture une référence indirecte à Georges Braque et à Pablo Picasso qui se sont emparés au début des années 1910 du même type de sujet. Sans en calquer pour autant l’esthétique, le montage propose un prolongement aux principes du cubisme analytique dans lesquels les deux artistes se sont à l’époque illustrés.   Laurent Fiévet

Alexandra Sá procède par déplacements, glissements subtils, décalés : une étagère devenant support et  propos même de l’oeuvre, l’ébauche d’une lettre en néon, des collections d’objets-instruments glanés ou fabriqués –autant d’œuvres qui prennent un sens autre par le geste qu’elle leur insuffle, les amenant de l’utile à l’imaginaire.

Une grande partie du travail d’Alexandra Sá est traversé par la notion de mouvement. Au départ celui du corps dans l’espace puis elle a élargi cette recherche à la sculpture afin de donner aux oeuvres leur rythme propre, leur dynamique, à l’aide de différents moyens (clignotement lumineux, moteur, dépla-cement, accumulation en équilibre fragile, chute, étirement… ). En observant et pratiquant un décalage des usages, elle pose un regard légèrement distancé et humoristique sur le réel et l’objet, sa présence dans l’espace et sa confrontation aux êtres. Christophe Hazelmann

Corentin Lespagnol avec sa série de photographies de lieux institutionnels dédiés à la culture, souligne non sans ironie la situation des domaines de la création : les clichés choisis montrent ces bâtiments mis à distance par des échafaudages, des chantiers comme une métaphore de leur fonctionnement en suspens. ..

‘Ma pratique est basée principalement sur une approche documentaire. Les objets, formes, traces, signes, les paysages urbains et naturels photographiés deviennent autant de prétextes pour créer des collections sérielles qui servent de matière première à une lecture décomposée de la réalité. Cet important catalogue est aussi l’outil me permettant de chercher à capter ce que j’ai essayé de nommer « l’ordre caché des choses », intangible, poétique, fragile, qui me fascine et que je tente constamment de déchiffrer, de révéler.’ Corentin Lespagnol

Les toiles de Soo-Kyoung Lee choisies pour Re-création ont été conçues au printemps 2020, pendant le confinement sévère décrété en Mars. Ces tableaux, avec leurs fonds traités en aplats de couleurs vives, ponctués de figures récurrentes déclinées comme des comptines, agissent comme un antidote à l’atmosphère oppressante et catastrophiste de cette période.

Soo Kyoung Lee s’est engagée dans la voie de l’abstraction avec des œuvres caractérisées par des couleurs vives et franches, animées par des jeux d’aplats et d’entrelacs. À propos des formes qui se déploient dans ses toiles, l’artiste parle d’organismes plastiques, qui  cohabitent et semblent faire bon ménage de leurs différences, se bousculent et parfois s’entrechoquent, mais s’unissent finalement en surface et se figent dans leur présence. Il y a en effet quelque chose d’immobile, de suspendu dans ces peintures que parcourt pourtant un dense réseau de lignes. Les œuvres de Soo Kyoung Lee définissent un espace frontal, quelque chose de l’ordre de l’écran, renforcé par l’opacité de la peinture acrylique. Sous le motif qui affleure, le regard devine l’existence d’étapes préalables, de prémisses ayant engendré la forme visible. François Michaud

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Date et heure

14-01-2021 - 14:00 à
27-02-2021 - 19:00
 

Types d’évènements

 

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