Cécilia Andrews : Indivisible Particles

Municipal Bonds Gallery

Cécilia Andrews : Indivisible Particles

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INTRODUCTION

Municipal Bonds a le plaisir de présenter Indivisible Particles, sa première exposition personnelle avec l’artiste franco-chilienne Cécilia Andrews. Les oeuvres sur papier de Cécilia Andrews, qui regorgent de portraits abstraits — exaltant le regard et la main — sont articulées par le collage. Des visages découpés et ré-assemblés, aux contours flous sur des papiers trouvés, parlent de la construction, de la dé-construction et de la reconstruction de l’identité — mutable comme la nature, unie comme l’humanité.

L’approche de Cécilia Andrews est basée sur la représentation minimaliste et l’étude des dualités : Transparence et opacité, fragilité et solidité, clarté et obscurité, vide et plénitude. Elle explore ces dynamiques complémentaires et diamétrales dans son travail à travers l’interaction du contraste, la perception de l’opposition et l’utilisation de supports aux dimensions variées. Dans ses portraits, des symboles sont incrustés dans les traits du visage : des cellules humaines et des feuilles de plantes, des yeux manquantes ou multiples sur un même visage, des couleurs de peau et des larmes — un langage surréaliste sur notre humanité collective.

Le lien indestructible entre les hommes, entre les hommes et la nature, est fondamental dans la démarche de Cécilia Andrews : « Je suis attiré par les cultures primitives ou anciennes en raison de la place qu’elles consacrent à la relation entre la nature et le sacré, et à l’utilisation de symboles et de cérémonies. Les cultures tribales qui s’inspiraient directement de la nature ont développé un langage et une relation directe avec ces éléments, notamment les moments de méditation pendant les cérémonies : Le moment personnel ou collectif où l’on prend le temps de vénérer la nature ou de vivre l’expériences du sacré. J’essaie de donner une charge symbolique à mon travail, comme s’il s’agissait de transcrire un sentiment subjectif de vénération, de gratitude, de méditation ou de plénitude. »

Le titre fait vaguement référence à un ancien concept grec et indien sur les atomes philosophiques — dans ce système symbolique, l’humanité existe comme des particules indivisibles dans un tout inséparable. L’interconnexion rappelle l’essai de John Donne : « Aucun homme n’est une île entière en soi ; chaque homme est un morceau du continent, une partie de l’ensemble ». Et pourtant, l’intégralité de l’humanité est plus existentielle dans le dernier vers : « La mort de chaque homme me diminue, car je suis impliqué dans l’humanité. N’envoie donc jamais demander pour qui la cloche sonne ; elle sonne pour toi. »

« Nul homme n’est une île, complète en elle-même ; Chaque homme est un morceau du continent, une part de l’ensemble ; Si un bout de terre est emporté par la mer, l’Europe en est amoindrie, Comme si un promontoire l’était, comme si le manoir de tes amis ou le tien l’était. La mort de chaque homme me diminue, car je suis impliqué dans l’humanité. N’envoie donc jamais demander pour qui la cloche sonne : Elle sonne pour toi. »

John Donne, « Aucun homme n’est une île » Devotions upon Emergent Occasions, 1624.

PRÉSENTATION DE L’ARTISTE

L’artiste franco-chilienne Cécilia Andrews (née en 1969) a grandi à Santiago du Chili, elle vit et travaille à Paris depuis 1993. Son approche artistique est fondée sur une représentation minimaliste de l’humanité et de la nature. Son travail est une étude des dualités : transparence et opacité, fragilité et solidité, légèreté et obscurité, vide et plénitude. Elle explore ces dynamiques complémentaires et opposées dans son travail artistique à travers l’interaction du contraste, la perception de l’opposition et l’utilisation de médiums de dimensions variées.

Andrews a étudié à la seule école des beaux-arts de Santiago ouverte aux inscriptions en 1988 pendant la dictature militaire — Pontificia Universidad Católica de Chile — où elle a obtenu sa licence (DNAP) et sa maîtrise (DNSEP). À la fin de ses études, elle quitte le Chili pour découvrir d’autres réalités sociales, politiques et surtout culturelles, et s’installe à Paris.

Attirée par le thème de la transparence en sculpture, Andrews a suivi des cours de soufflage de verre à Paris, puis s’est installée à Barcelone pour suivre des cours de techniques du verre au Centre del Vidre durant un an, où elle a réalisé ses premières sculptures en pâte de verre. Une bourse du Ministère chilien de la culture, le « Fonds national pour le développement de la culture et des arts », lui a permis d’approfondir cette recherche technique.

Andrews a participé à diverses expositions individuelles et collectives dont : la Biennale Révélations à Paris en 2019, sur invitation du Ministère de la culture du Chili ; la Qingdao Sculpture Gallery en Chine en 2015 ; « Moveable Feast » à l’Hôtel de Sauroy en 2012 ; « Corps à Corps » à la Galerie Alexandre Cadain à Paris en 2010 ; Elite Fine Arts Gallery à Miami en 2003 ; « Reencuentro » à la Galerie Cecilia Palma, la Galerie Tomas Andreu, la Galerie del Cerro, et la Galeria Gasco à Santiago du Chili.

Elle a également enseigné au centre du verre CERFAV à Pantin, participé à des conférences à l’Université de Paris, et pris part à des résidences artistiques notamment à l’ARNA, en Suède, en 2016, et au Symposium de peinture en Patagonie chilienne, en 2017. Son travail a été sélectionné pour la Biennale Révélations, les Salons de Mai et de Montrouge à Paris, et le Prix Novembre à Vitry. Elle collabore entre autres régulièrement avec les Éditions Odile Jacob et Le Monde diplomatique.

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Pour s’inscrire à cet évènement, Veuillez vous rendre à l’URL suivante : https://municipalbonds.art/artists/37-cecilia-andrews/works/ →

 

Date et heure

17-04-2021 - 11:00 à
05-06-2021 - 18:00
 

Types d’évènements

 

Catégorie de l’évènement

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