17/11▷22/12 – CAMILLE AYME – MÉLANCOLIE DU MOELLON – GALERIE VIRGINIE LOUVET PARIS

17/11▷22/12 – CAMILLE AYME – MÉLANCOLIE DU MOELLON – GALERIE VIRGINIE LOUVET PARIS

Exposition personnelle Mélancolie du moellon de Camille Ayme du 17 novembre au 22 décembre 2018 à la Galerie Virginie Louvet, Paris.

Vernissage le samedi 17 novembre de 16h à 20h

 

moellon : Pierre de petites dimensions, brute, ébauchée ou équarrie (moellon d’appareil), employée avec du mortier pour maçonner un mur. Dans le sud-est de la France, parpaing. (Larousse)

 

Pour sa deuxième exposition personnelle à la galerie (Sédimentalisme en 2016 mêlait énergies fossiles et nostalgie), Camille Ayme présente un travail sur la matière et les matériaux de construction.

L’exposition conte une histoire de matières et de finitions. Dans le Grand Paris, des tractopelles gros comme des éléphants retirent des montagnes blanches vieilles de 40 millions d’années. Au sud-est des vestiges du siège de Sarajevo, l’un des deux derniers morceaux de forêt primaire d’Europe enserre une sculpture blanche, facettée comme une pierre précieuse alors que le long de la route des maisons défilent dans leur brutalité de terre cuite. Les associations entre les matières (acier et gypse, brique et email, papier et pin) ne cessent de remettre en question des couples bien établis. Malgré son absence physique, l’humain est omniprésent, dans l’état non fini des constructions.

Mélancolie du moellon est une proposition plastique mettant en regard des matières devenues matériaux, des forêts en sursis et des champs où poussent des amoncellements de parpaings sous un vernis neigeux.


Diplômée de l’Ecole d’Architecture de Paris La Villette puis de l’Ecole d’Art de Paris-Cergy, Camille Ayme poursuit un travail plastique autour des composantes de la ville moderne et de la mobilité.
Après sa participation en 2012 au Salon de Montrouge où elle présentait notamment la photographie aérienne d’une ville américaine mort-née –California City– elle est lauréate en 2013 de la bourse Delano-Aldrich de l’American Institute of Architecture. Elle axe alors sa recherche sur les typologies de la route américaine et des formes urbaines qui découlent de son usage. Cette vision du paysage en translation est décomposée dans ses Paysages Résilients, tandis que What Else Is There mêle imagerie du roadtrip et économie automobile. Cette recherche aboutira à une exposition à quatre mains avec Nelson Bourrec Carter, Here With Me, présentée en 2015 à la galerie Ygrec à Paris et à une participation à la Biennale du design de Saint-Etienne, dans l’exposition collective Tu nais, tuning, tu meurs. Lauréate en 2017 de la commande photographique Les regards du Grand Paris, dirigée par le CNAP et les Ateliers Medicis, elle utilise la lumière artificielle pour évoquer une histoire oubliée de la première guerre mondiale, à l’intérieur de pavillons en construction. En novembre 2018, elle commence une thèse en création, co-dirigée par l’Ecole Nationale Supérieure de la photographie d’Arles et l’université Aix-Marseille, qui a pour objet les paysages des carrières d’extraction.

Visuel de présentation : Camille Ayme, Sans titre, 2018, terre cuite et émail Bleu de Sèvres, 20 x 27,4 x 56 cm

Galerie Virginie Louvet 
48, rue Chapon 75003 Paris



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