21.06▷03.08 – Une Légère Oscillation – Galerie Loo & Lou – George V – Paris

21.06▷03.08 – Une Légère Oscillation – Galerie Loo & Lou  – George V – Paris

Exposition collective Une légère oscillation du 21 juin au 03 août à la galerie Loo & Lou, George V, Paris. 

Carte blanche à Clara Daquin

Vernissage le mercredi 20 juin à partir de 18h

“Il est ici irréparablement, jamais ailleurs. Mon corps, c’est le contraire d’une utopie, ce qui n’est jamais sous un autre ciel, il est le lieu absolu, le petit fragment d’espace avec lequel, au sens strict, je fais corps.” Le corps utopique, Michel Foucault, 1966

Une légère oscillation réunit cinq artistes dont les œuvres témoignent de ce drôle de compagnon qu’est le corps. Michel Foucault dans sa conférence Le corps utopique, en 1966, le décrit comme un enfermement, une « vilaine coquille de [sa] tête » à partir de laquelle naissent les utopies. La véritable utopie serait un lieu hors de tous les lieux où nous aurions un corps sans corps, lumineux et limpide. Ici, dans cet espace noir, les artistes exposent de curieux objets révélant leurs utopies personnelles. Mains, gants, secondes peaux, chaise et cape trônent dans cet ancien cabinet de curiosité. Les objets, à la fois organiques et insolites, habitent le lieu et conversent entre eux.

Les œuvres de cette exposition racontent ce grand décalage entre ce qui se passe en nous et ce qui se produit dans l’immensité de l’univers ; la puissance que prennent parfois nos émotions, une secousse quasiment imperceptible à l’échelle du monde. Le corps est un étrange de compartiment de voyage et à travers lui se déploie notre relation aux autres ; la proximité physique est souvent la promesse d’une distance émotionnelle et inversement. L’homme s’échappe du corps par le rêve mais ce sont les mains qui font l’artiste. Comme l’évoque Henri Focillon dans son Éloge de la main (1934), l’homme qui songe ne peut créer car ses mains sommeillent « L’art se fait avec les mains ».

Dans son livre Une très légère oscillation, Sylvain Tesson décrit l’exercice quotidien du journal intime comme la possibilité de se sauver d’un chaos à la fois intérieur et extérieur. Pour les artistes de cette exposition il s’agit du même mécanisme : créer dans le but de calmer l’effervescence interne.

“Le journal est la bouée de sauvetage dans l’océan de ces errements. (…) Grâce à lui, le sismographe intérieur se calme. Les affolements du métronome vital qui explorait le spectre à grands coups paniqués se réduisent alors à une très légère oscillation.” Une très légère oscillation, Sylvain Tesson, 2017

LOO & LOU GALLERY – GEORGE V
45, avenue George V Paris 8ème

Une légère oscillation_galerie Loo & Lou_GEORGE V_Paris_© Inès Panizzi
Inès Panizzi, Night Cape I, 2016 © Inès Panizzi

 

Une légère oscillation_galerie Loo & Lou_GEORGE V_Paris_© Florian Mermin
Florian Mermin, Peaux, 2015 © Florian Mermin

 

 

Une légère oscillation_galerie Loo & Lou_GEORGE V_Paris_© Florian Mermin



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