15/09▷23/10 – LOUISA MARAJO – RUINS FLOWERS – GALERIE KASHAGAN LYON

15/09▷23/10 – LOUISA MARAJO – RUINS FLOWERS – GALERIE KASHAGAN LYON

Exposition personnelle Ruins Flowers de Louisa Marajo du 15 septembre au 28 octobre à la galerie Kashagan, Lyon.

Vernissage le samedi 15 septembre de 18h30 à 22h en présence de l’artiste.

Cette exposition présentera une installation accompagnée d’un accrochage de toiles et de dessins, au 12 rue des Capucins à Lyon, jusqu’au dimanche 28 octobre 2018 inclus.

« Voici un homme chargé de ramasser les débris d’une journée de la capitale. Tout ce que la grande cité a rejeté, tout ce qu’elle a perdu, tout ce qu’elle a  dédaigné, tout ce qu’elle a brisé, il le catalogue, il le collectionne. Il compulse les archives de la débauche, le capharnaüm des rebuts. Il fait un triage, un choix intelligent ; il ramasse, comme un avare un trésor, les ordures qui, remâchées par la divinité de l’Industrie, deviendront des objets d’utilité ou de jouissance ». Baudelaire, Du vin et haschich (1851)

La Fleur c’est ce qui se transforme, prend le chemin de la métamorphose en un fruit. Les Ruines sont le déclin, ce qui est dégradé par le temps. La fin d’une histoire. Pourtant, derrière chaque ruine sommeille une fleur. Derrière chaque fleur sommeille une ruine. Les ruines, les décadences ouvrent à un ailleurs où l’esprit tentera de prolonger l’histoire, d’apprivoiser le chaos.

Pour cette exposition, l’installation “Corner VI” de la deuxième salle est à considérer comme un organisme vivant qui va se transformer, s’épuiser , se détruire puis se reconstruire sans arrêt afin de générer les dessins, photos et peintures qui l’entoure. 

En jeux de ricochets, cette installation qui accumule palettes et images d’installations antérieures ouvre vers des œuvres qui se veulent plus épurées : rien n’est statique, tout est esquisse, ébauche vers une œuvre  ultime et impossible. Ici, tous les éléments s’interpellent et se métamorphosent. L’artiste nous propose une  partition plastique, une création continue et ivre où le geste de répéter, d’accumuler et de mémoriser produit paradoxalement un mouvement vers l’avant, vers ce qui n’existe pas encore mais reste en latence – suspendu. 

Tout est questionnement, tout est là pour donner au regardeur les conditions de possibilités de penser une œuvre comme un fragment d’histoire tout comme un monde en soi. Un monde ouvert, tourmenté qui tombe et se transforme. 

Galerie Kashagan
12, rue des Capucins, 69001 Lyon.
Entrée libre du mardi au samedi de 15h à 19h30 et tous les jours sur rendez-vous.



31 Partages