14/09▷28/04 – ENTRE ART BRUT ET ART PSYCHOPATHOLOGIE – LA COLLECTION SAINTE-ANNE EN 1950 ET APRÈS ? – MUSÉE D’ART ET D’HISTOIRE DE L’HÔPITAL SAINTE-ANNE PARIS

14/09▷28/04 – ENTRE ART BRUT ET ART PSYCHOPATHOLOGIE – LA COLLECTION SAINTE-ANNE EN 1950 ET APRÈS ? – MUSÉE D’ART ET D’HISTOIRE DE L’HÔPITAL SAINTE-ANNE PARIS

Expositions Entre Art Brut et art psychopathologie – La Collection Sainte-Anne en 1950 et après ? au Musée d’Art et d’Histoire de l’Hôpital Sainte-Anne, Paris.

Première exposition du 14 Septembre au 22 décembre 2018
Deuxième exposition du 10 Janvier au 28 Avril 2019

Le Musée d’Art et d’Histoire de l’Hôpital Sainte-Anne (MAHHSA) propose deux nouvelles expositions entre le 14 septembre 2018 et le 28 avril 2019. Il est à nouveau question d’histoireen ce que les fondements historiques permettent d’appréhender le plus justement possible les mouvements d’idées et les mouvements artistiques d’aujourd’hui.

Le croisement et les interactions entre l’histoire de la collection Sainte-Anne, l’histoire de la psychiatrie et l’histoire de l’art sont donc au cœur du propos de ces deux prochaines expositions successives.
La première est centrée sur l’Exposition Internationale d’Art Psychopathologique de 1950, organisée lors du Premier Congrès Mondial de psychiatrie à l’hôpital Sainte-Anne de Paris. Deux événements majeurs du milieu du XX siècle quant aux conceptualisations psychiatriques d’une part et quant aux mouvements artistiques d’autre part. Il y eu un engouement des psychiatres du monde entier pour les productions artistiques des malades mentaux, mais également de nombreuses interrogations et recherches à cet égard. Parallèlement le monde artistique produisait des discours à la fois admiratifs et stigmatisant sur ce type de production artistique.

Seront également présentées des œuvres presque contemporaines, réalisées avant 1960, qui nous permettront de nous interroger sur le terme d’art psychopathologique. Ce terme est utilisé dès 1950 et il est encore parfois utilisé aujourd’hui. Cependant son sens n’est pas évident et très diversement compris. Il revoit pour les psychiatres du milieu du XX ° siècle à l’existence supposée de signes pathologiques dans les productions des malades. Il désigne pour d’autres, une catégorie particulière d’œuvres définies par leur provenance. C’est à dire une catégorie artistique qui serait définie par l’existence d’une pathologie chez leurs auteurs. Une démarche en définitive assez comparable à celle, de ceux qui ont parlé d’art des fousou d’art brut,avant les années 1950.

La deuxième exposition se situe dans la logique de l’évolution de la constitution de la Collection Sainte-Anne, entre 1960 et 1970. La majeure partie des artistes présentés ont travaillé dans les premiers ateliers d’art-thérapie de l’hôpital Sainte-Anne. Cependant il se trouve que ces œuvres ont été réalisées pour la majeure partie d’entre elles, par des malades pour lesquels la création artistique était inscrite dans leur vie, voire dans leur savoir-faire, bien avant leurs hospitalisations ou avant l’apparition de leurs difficultés psychologiques. Des œuvres qui contredisent la notion d’art psychopathologique, quelques soient les conditions de leur réalisation.

Ces deux expositions sont l’occasion de continuer une réflexion essentielle sur la permanence de la partie saine et créative de ces malades-artistes, quelque soient les conditions de la réalisation de leurs œuvres.

Visuel de présentation : Anna Hackel, Sans titre, 27 décembre 1930, Crayon noir et crayon de couleur sur carton, 30 x 22 cm, Collection Sainte-Anne, inv. 0308. ©Dominique Baliko

Musée d’Art et d’Histoire de l’Hôpital Sainte-Anne (MAHHSA)
1 rue Cabanis 75014 Paris

Le musée n’est pas accessible aux personnes à mobilité réduite.



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