14/04▷16/09 – KADER ATTIA – LES RACINES POUSSENT AUSSI DANS LE BÉTON –  MAC VAL VITRY-SUR-SEINE

14/04▷16/09 – KADER ATTIA – LES RACINES POUSSENT AUSSI DANS LE BÉTON –  MAC VAL VITRY-SUR-SEINE

Exposition Les racines poussent aussi dans le béton de Kader Attia du 14 avril au 16 septembre au MAC VAL, Vitry-sur-Seine.

Vernissage vendredi 13 avril, 18h30.

Commissariat Frank Lamy assisté de Julien Blanpied

Pour investir l’immense espace d’exposition temporaire que le MAC VAL met à sa disposition dès le printemps 2018, Kader Attia créé un parcours initiatique construit autour de deux notions étroitement mêlées : l’architecture et sa relation aux corps. L’exposition-événement « Les racines poussent aussi dans le béton » s’attache à livrer des pistes de réflexion sur des questionnements qui s’ancrent dans le travail que mène l’artiste depuis de nombreuses années et dans une Histoire partagée : quels regards porter sur les grands projets urbains de l’après-guerre, grands ensembles caractéristiques de ce qu’on appelle les cités dortoirs, qui incarnent des versions fortement digérées et abâtardies des théories et recherches modernistes et utopiques de la première moitié du 20e siècle, et dont les racines sont pourtant à chercher du côté des architectures de terres du Mzab aux portes du Sahara ? Que reste-t-il de l’utopie ? Du vivre ensemble ? Quelles relations ambivalentes entretient-on avec son espace de vie, privée ou publique ? Avec son histoire ? Avec ses racines ?

Dans une optique de désaliénation, de déconstruction du regard colonial et moderne, de réappropriation des récits collectifs et individuels, l’exposition « Les racines poussent aussi dans le béton » explore les relations entre corps physique et corps social, à travers une interrogation des effets de l’architecture sur la psyché, des affects aux corps, sans esquiver la dimension paradoxale et fantasmatique (le retour au pays par exemple) de ces questions.
Poursuivant ses recherches sur les membres fantômes, l’artiste envisage ici l’architecture dans sa dimension de prolongation des esprits et des corps, explorant la tension espace privé/espace public (notamment au travers des figures du transsexuel, du chibani, et de tous les corps réprimés et objectivés au détriment de leur subjectivité…). Le corps est appréhendé tout autant comme contrôlé, mais également dans ses possibilités infinies de révolution et d’action.

Un grand nombre d’oeuvres est produit spécifiquement pour ce nouveau projet qui s’ancre dans une réflexion autobiographique.
Ce parcours labyrinthique s’ouvre sur l’errance du personnage de Jean Gabin, de Pépé le Moko (Julien Duvivier, 1937) à Mélodie en sous-sol (Henri Verneuil, 1963). Les corps des visiteurs sont conditionnés dans une déambulation qui sollicite tous les sens et met en exergue l’itinéraire d’un enfant de banlieue.

L’artiste souhaite également construire une sorte de « conversation intime avec le public » pour ensemble « sonder les maux et les joies qui articulent la vie dans les cités ». Ayant grandi à Garges-lès-Gonesse, il souligne la familiarité des paysages (architectures, population, transports en commun, etc.), et la sensation qu’il a, à chaque fois qu’il vient au MAC VAL, de « rentrer à la maison ».

Visuel de présentation : Kader Attia, Untitled (Skyline), 2007-2012. Réfrigérateurs, peinture noire, tesselles de miroir. Collection MAC VAL – Musée d’art contemporain du Val-de-Marne. Acquis avec la participation du FRAM Île-de-France.

 

www.kaderattia.de

Tous nos article à propos du travail de Kader Attia

Musée d’art contemporain du Val-de-Marne 
Place de la Libération 94404 Vitry-sur-Seine
www.macval.fr

 

Kader Attia - exposition-Les racines poussent aussi dans le béton -  MAC VAL Vitry-sur-Seine
Kader Attia, Traditional Repair, Immaterial Injury, 2014. Sculpture in situ, agrafes métalliques, béton. Vue de l’exposition « La vie moderne », Biennale de Lyon, Lyon, 2016. Avec l’aimable autorisation de l’artiste. © Adagp, Paris 2018. Photo © Blaise Adilon.


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