08/09▷06/10 – RAYMOND HAINS – SAFFA | SEITA – GALERIE MAX HETZLER PARIS

08/09▷06/10 – RAYMOND HAINS – SAFFA | SEITA – GALERIE MAX HETZLER PARIS

Exposition SAFFA | SEITA de Raymond Hains du 08 septembre au 06 octobre à la Galerie Max Hetzler, Paris.

Vernissage le 8 septembre 2018 de 18 à 20h

La galerie Max Hetzler est heureuse d’annoncer SAFFA | SEITA, une exposition regroupant des pochettes d’allumettes ainsi que des allumettes géantes en bronze de Raymond Hains.

Raymond Hains est reconnu comme étant l’un des artistes français les plus importants d’après-guerre. Souvent associée au Nouveau Réalisme dont il est un des membres fondateurs, son œuvre reste cependant inclassable et défie en permanence notre perception et nos définitions de l’art. Principalement connu pour ses affiches lacérées et ses palissades, Raymond Hains a également créé une importante série d’allumettes de grande taille.

Raymond Hains débute en 1964 une œuvre basée sur des jeux de langage, réalisant des séries se référant les unes aux autres. Alors installé à Venise, il invente les personnages de Safa et Seita, d’après les noms des régies des pochettes d’allumettes italiennes et de tabac françaises, et expose des versions démesurément agrandies des pochettes et boîtes d’allumettes commercialisées par les deux sociétés. Hains se présente comme l’agent des deux artistes pyromanes fictifs, à la fois mentor et parasite, réalisant ainsi une caricature de l’utilisation d’objets par les Nouveaux réalistes ainsi que le monopole de leur difusion sur le marché de l’art. Il joue avec les rôles et identités, signant parfois les œuvres Safa/Seita © Raymond Hains et dira d’ailleurs « J’avais donc imaginé deux artistes qui auraient eu chacun un monopole sur les boîtes d’allumettes. C’étaient des gadgets pour essayer d’illustrer ce que je pensais du Nouveau réalisme, qui aurait pu s’appeler les Abstractions personnifées » (entretien avec Marc Bormand, février 1999).

Les pochettes d’allumette démesurées se réfèrent ouvertement au travail autour des objets de l’américain Claes Oldenburg qui expose à la Biennale de Venise de 1964 avec d’autres artistes associés au Pop Art.

L’alignement vertical des allumettes évoque d’autres séries réalisées par l’artiste comme les palissades, tandis que leur forme peut évoquer des silhouettes humaines et ainsi rappeler la personnifcation des régies italiennes et françaises.

Le surdimensionnement de cet objet banal dénonce l’écrasante puissance des marques dans la société de consommation. Hains attire notre attention sur ces objets du quotidien, afn de modifer notre perception du réel.

Raymond Hains a régulièrement exposé ses allumettes à partir du milieu des années 60, notamment à la galerie Iris Clert (Paris, 1965), lors de la Documenta de Cassel de 1968, puis à la Galleria Blu (Milan, 1970) sans y avoir été ofciellement invité. Des variations apparaitront au fil des ans, jusqu’aux dernières allumettes réalisées en 2005.

Cette exposition est réalisée en collaboration avec la succession de l’artiste, représentée par Thomas Hains.

Visuel de présentation : Vue in situ, © Charles Duprat Courtesy of the estate of Raymond Hains et Galerie Max Hetzler Paris Berlin Londres

Galerie Max Hetzler
57 rue du Temple, 75004 Paris

 



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