05▷27/05 – PEAUX – APONIA, CENTRE D’ART CONTEMPORAIN VILLIERS SUR MARNE

05▷27/05 – PEAUX – APONIA, CENTRE D’ART CONTEMPORAIN VILLIERS SUR MARNE

Exposition collective Peaux du 05 mai au 27 mai 2018 à APONIA, Centre d’art contemporain, Villiers sur Marne.

L’exposition collective Peaux organisée par Elsa Cha sous le commissariat de François Michaud réunit les artistes Elsa Cha, Nicolas Aiello, Akiko Hoshina, Sophie Lecomte.

Vernissage le 5 mai à partir de 17h

Que se passe-t-il sous la peau? Nous savons, comme la comptine de la noix est là pour le rappeler au beau milieu de nos souvenirs d’enfance, que l’on ne voit rien, rien d’intéressant quand elle est ouverte. Derrière, cela se replie, comme un cerveau ou un ruban de Möbius, mais du cerveau nous ne voyons à nouveau que l’extérieur. Alors, mieux vaut procéder autrement. L’un après l’autre, quatre artistes ont tenté de voir derrière, de retourner l’enveloppe, en décidant d’appeler cela « Peaux » – au pluriel naturellement. Elsa Cha raconte des histoires, invente des contes sages ou pas, parfois tout près du corps, parfois très loin, mais toujours impénétrables. Nicolas Aiello traque une mémoire qui, souvent, a partie liée avec l’histoire de l’art ou avec les histoires qu’on cherche à effacer. Quand il dessinait sur la peau il y a quelques années – non pas sous, mais sur… – il couvrait de strates, de griffures l’image d’une paume ouverte… Sophie Lecomte, elle, emprunte bien au réel, aux pellicules qui s’en détachent et à tout ce dont la forme permet la mutation. C’est sa manière de caresser ce qu’elle regarde. Enfin, si Akiko Hoshina prélève aussi, elle sculpte plus qu’elle n’emprunte : une forme extérieure qui a été habitée et qui, par estampage, se révèle à l’endroit qu’elle a choisi à la façon d’une concrétion. Soudain, nous commençons à voir l’envers (juste un peu) : car l’empreinte est envers avant d’être endroit – et, comme Elsa Cha le dit dans un poème, cette peau que l’on voit est aussi celle qui fait de jolis petits ronds – car c’est la peau qui entoure la bouche, la bouche-mère d’où sortent les paroles et ces lèvres qu’on mord plutôt que de parler, les lèvres qui sourient, mais… votre sourire a deux canines :  Cette peau que l’on voit fripée et pliée. Vos mains tremblantes essayant faiblement de retenir la vie. Votre voix soufflant un air faux, les chansons de votre enfance, celles des manèges aux petits chevaux de bois qui tournent…. (Extrait du texte de François Michaud 16 mars 2018).

 
APONIA, 
Centre d’art contemporain 
6, avenue Montrichard 
94350 Villiers sur Marne 
aponia@wanadoo.fr 
http://www.aponia.fr 
Direction/Eva Frison Barret


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