Le bruissement des solides

Le bruissement des solides

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Karine Bonneval, Chloé Silbano
A deux pas du sacre, 35 rue chanzy  5110 Reims

Vernissage le 25 septembre, de 18h à 21h

Karine Bonneval et Chloé Silbano présentent un ensemble de peintures et sculptures qui s’articulent autour des manières d’être sur terre ; des territoires, des usages, des outils. Ce dialogue entre leurs pratiques avait débuté l’an dernier avec l’exposition Dé-jardiner, chez Gr_und, à Berlin.

Il est ici question de formes qui encapsulent une projection possible, comme avec une graine contenue dans une feuille, le point de départ et le point d’arrivée sont une même et unique forme.

C’est un contenant, un contenu, et une trajectoire, un son, une force.

Il y a l’écoute du terroir et du geste lorsque ceux-ci adoptent la forme d’un pavillon de céramique.
Un objet coiffe questionne la frontière entre l’artefact et le vivant, une possibilité de nouveau rituel.
Les matières premières végétales industrielles s’arquent en tiges pour redevenir végétales.

Des structures à première vue architecturées naturellement ; hors ici les artistes les miment, les reproduisent pour les tordre, les prolonger, par un geste.

Avec « Pierre », c’est la mise en équilibre d’un volume et d’un creux, entre une pierre et la mâchoire ouverte pour la caler. Un jeu de correspondance formelle qui nous rappelle que la pierre et l’os du squelette ne sont pas si éloignés.

L’équilibre se cherche aussi dans « Plombé » où des pendules soulignent l’apesanteur, force phénoménale de la nature, et en même temps donnée tellement intégrée qu’elle en devient invisible.

Ce sont donc des mécaniques mentales qui questionnent notre rapport au monde.
L’environnement ne serait plus juste à côté de l’humain, mais un tissage avec notre pré carré d’alors.

Artiste visuelle basée en région Centre-Val de Loire, le travail de Karine Bonneval se concentre sur l’altérité plante et sur les interactions complexes et spécifiques qui lient les humains et végétaux. Dans ses sculptures, ses installations, nous sommes immergés dans un monde aux formes organiques au fort pouvoir fictionnel, où les hybridations des vocabulaires et des techniques vont de pair avec le mariage de l’art et de la science.
Elle travaille en collaboration avec différentes équipes de chercheurs pour tenter de trouver des traductions, imparfaites et poétiques, des façons d’être au monde différentes pour cohabiter avec les non-humains. Ce que Baptiste Morisot, dans son ouvrage Manières d’être vivant nomme « une diplomatie inter-espèces ». Cette recherche révèle souvent à la fois à l’artiste la possibilité d’utiliser de nouveaux outils, et aux scientifiques une dimension singulière de leur recherche.

Karine Bonneval est diplômée de l’ESAD de Strasbourg, elle a exposé en France (la Maréchalerie, la Graineterie, Micro Onde, domaine de Chaumont sur Loire), en Allemagne (musée botanique de Berlin, Kunstwerk Carlshütte, Gr_und), à Riga (musée national de Beaux-arts), aux États-Unis, en Argentine et au Sri Lanka. Elle a été en résidence dans les laboratoires d’écologie végétale de l’université d’Orsay et de l’INRAE PIAF de Clermont Ferrand, au Rillig lab et au musée botanique de Berlin, au sein du département soil and crops de l’université de Cornell. Avec le scientifique Eric Badel et le studio décalé, elle a remporté la bourse 2019 de la Fondation Daniel et Nina Carasso « Composer les savoirs », et avec GR_UND le fond Perspektive du bureau des arts plastiques de Berlin. En 2015 et 2017 elle a obtenu le soutien de la Diagonale Paris-Saclay pour l’art et la science.

Chloé Silbano fait transiter des actions au travers de différents médiums : peintures, sculptures et vidéos.
Des objets sont fabriqués pour leurs utilisations particulières.
Mis en scènes, ils participent de la composition des peintures. Les corps sont cadrés. Et quand le corps n’est pas là, c’est une tension qui est mise en jeu : la sculpture sous-entend l’action. Un fux, une coupe, un geste contenu. Chloé Silbano cherche à développer des mécaniques mentales, qui partent de l’observation de l’environnant, du monde.
Elle en vient à noter, relever des éléments qui nous parlent du travail, des charges, de la propriété, de contraintes, de l’inscription d’un corps dans l’espace, ou de choses plus sensibles, plastiques, mais toujours en faisant une expérience particulière, via l’expérimentation d’une mise en pratique, qui passe par son propre corps ou celui emprunté des modèles.
Chloé Silbano est lauréate du Prix Yishu8 2020 et partira en Chine pour une résidence de 2 mois à la Maison des Arts de Pékin ; s’en suivra une exposition personnelle.
Elle est diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris et a participé à l’exposition des félicités au 104.
Elle a exposé chez Gr_und (Berlin) dans le cadre d’une exposition collective soutenue par le Fonds Perspektive et le Bureau des Arts Plastiques (Institut Français de Berlin) en 2019.
Elle a exposé au Centre d’Art Contemporain de Villiers-sur-Marne, à la galerie La résidence (Reims), au Musée de la Chasse (Paris), à Icart (Paris), la MAL (Laon), au Centre d’Art Contemporain du 9e de Lyon, au Pavillon Vendôme durant le Printemps de l’Art Contemporain (Aix), et a réalisé des performances au Silencio (Paris) et à la Galerie Thaddaeus Ropac à l’invitation de Jeune Création (Pantin).
Son atelier vient de déménager de L’Orfèvrerie vers Poush (Clichy), incubateur d’artistes mené par Manifesto.

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Date And Time

25/09/2020 - 14:00 to
11/10/2020 - 19:00
 

Types d’évènements

 

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